
Ici, en l’occurrence, je vais essayer de retranscrire mon ressenti à l’écoute du premier album solo de Philip Selway (batteur de Radiohead) qui s’est lancé dans un projet ambitieux, l’écriture et la composition d’un album sans la collaboration de ses copains Yorke ou Greenwood„ voyons voir ce que tout ce la donne.
L’album s’ouvre sur la chanson qui sert aussi de Single (dont le clip, ci-dessous, est d’une froideur totale, avec un brun d’humour noir pour la chute). Le ton est donné, cet album ne sera pas un album inspiré de la musique de Radiohead, très loin de là, puisque Phil Selway nous livre ici une galette entièrement Rock & Folk, c’est avec sa voix et sa guitare sèche dominants que By Some Miracle commence.
Ce qui est original avec cet album, c’est la continuité et la fluidité qui apparaissent entre chaque titre, le second morceau, Beyond Reason est la seule chanson de l’album qui pourrait faire penser à du Radiohead (un brun d’électro et une voix aiguë). Phil joue avec sa voix, prend des virages, y ajoute de la mélodie, la voix et les instruments forment une alchimie parfaite. Le pont pourrait faire penser à du Bon Iver (dont l’influence s’entend assez sur l’album).
Le troisième morceau A Simple Life est mon numéro deux de l’album. Le tout commence avec Phil et la guitare seuls. Deuxième couplet, la batterie et la basse s’en mêlent et la chanson nous offre un crescendo très réussit, un petit xylophone vient agrémenter la mélodie, ainsi que des coeurs, l’instrumentation continu de s’incruster tout doucement et des trompettes viennent s’ajouter sur le pont, donnant une nouvelle dimension au morceau. Le tout avec un son très rétro. Un morceau majeur de l’album.
Le quatrième morceau, All Eyes On You est un morceau très simple et sans ambition de Folk, le ton fait beaucoup penser à du Iron & Wine (très bon groupe de Folk pour ceux qui veulent découvrir !) et la chanson fait partie de ces chansons que l’on mémorise dès la première écoute. Ce dernier laisse ensuite place à The Ties That Bind Us ou la basse prend une place importante. On assiste aussi à un beau crescendo au fil de l’écoute, on y retrouve aussi du violon après chaque refrain, la structure est intéressante, c’est avec ce morceau que l’on s’aperçoit que l’album est très travaillé, l’orchestration ne fait aucun faux pas.
Patron Saint est beaucoup plus sombre, la basse omniprésente est devient assez angoissante sur les couplets, avec un refrain un peu plus gai, la voix de Phil sur ce morceau est encore plus expirée, plus pure, et le jeu de guitare très appliqué.
Falling est mon numéro trois de l’album, je trouve le chant particulièrement très bon et la grosse caisse étouffée de batterie tout au long de la chanson donne un relief important, les violons qui viennent s’ajouter à la fin accompagnent la voix de Phil à merveille.
Broken Promises, s’agirait t’il d’un clin d’oeil à la chanson à laquelle Michael Stipe participe sur l’album Meds de Placebo ? Peut être quand on sait que ce Stipe est un grand ami de Radiohead, en tout cas, encore un superbe morceau, surement le plus calme de l’album (même si l’album est calme dans son ensemble). Ici, la guitare, toujours avec un relief propre à l’album, la voix de Phil, un coeur et une petite ligne de synthé en fond.
Don’t Look Down, le voilà mon numéro un ! Pour moi la chanson la plus réussie de l’album. On y retrouve d’ailleurs une petite influence à la Radiohead puisque l’élément le plus important, c’est ce piano en fond, qui joue complètement en désaccord avec le reste de la chanson, Thom serait t’il passé par là ? Il est certain que non, Phil a essayé d’expérimenter quelque chose et ça fonctionne, puisque ça choque à la première écoute, mais l’on comprend vite ou ce dernier veut en venir dès le deuxième couplet, ce piano, complètement désaccordé donne une ampleur importante à la chanson, une Orgue vient s’ajouter et la note ne s’arrête pas durant tout le couplet, une instrumentation très intéressante et originale donc, ce qui fait de ce morceau la perle de l’album.
Le disque se termine avec The Witching Hour, un morceau restant dans le ton unique de l’album, très posé et assez mélancolique, comme beaucoup de chanson permettant de clore un album, elle contient cette tristesse qui veut tout simplement nous dire « Au revoir et au prochain album ! », Le meilleur choix parmi les 10 chansons pour boucler cet album.
Pour conclure, Familial n’est pas un petit hobbie de Phil Selway pour s’occuper entre les tournées et les albums de Radiohead, c’est un réel investissement du batteur pour créer son disque, on sent dans sa voix que chaque mot est très personnel, c’est son oeuvre, et son pari est très réussi. Donc si vous aimez de temps en temps vous vider l’esprit, et que vous aimez ressentir des dizaines de choses en écoutant un morceau, courez écouter cette superbe surprise que nous offre Philip Selway.

A l’occasion de la mise en ligne de la version 2 de Shake The Disease, le concours LAYS est relancé.
Cet ouvrage vous présente les textes de Martin Gore, ainsi que leurs traductions, le tout illustré par les croquis et dessin du grand Klaus Voormann.
Comment gagner un exemplaire ?
Pour gagner un exemplaire, il vous suffit de participer à notre concours et d’être sélectionné par l’équipe de Shake The Disease.
Quel est ce concours ?
Le principe est très simple.
Durant la promotion de la Version 2, 12 affiches ont été publiées un peu partout (sur le forum, Facebook, Twitter)… Et actuellement dans la section Ultra.
Chaque affiche illustre les paroles d’une chanson propre à l’album représenté.
Il vous suffit d’envoyer par mail à cette adresse : concours@shakethedisease.fr le nom des 12 chansons dans l’ordre chronologique.
Les 5 premiers participants remporteront leur exemplaire de Lays.
Quelle est la durée du concours ?
Le concours n’a aucune durée, il s’arrêtera quand les 7 premiers participants auront envoyés leur mail.
Et si j’ai déjà participé à l’ancien concours ?
Les participants à l’ancien concours LAYS (qui consistait à envoyer des traductions) remporte automatiquement un exemplaire, il vous suffit de vous manifester à l’adresse concours@shakethedisease.fr
L’équipe remercie NRJ de leur don généreux de 20 exemplaires du livres ; d’autres concours dans l’avenir permettront de remporter les exemplaires restants.
Bonne chance à vous !
“Bonjour à tous.
C’est avec un immense plaisir que nous vous présentons la version 2 de Shake The Disease.
Nouveau Design, projet entièrement reprit à 0, contenu amélioré, nouvelles idees en ligne trés prochainement et un site beaucoup plus évolutif.
Le projet Shake The Disease 2 est né il y a maintenant 2 ans. Apres un long développement il est enfin en ligne, aujourd’hui, le 11.11.11.
Toute l’équipe vous remercie de votre fidélité et nous esperons vous voir de plus en plus nombreux, nous esperons aussi que cette nouvelle version vous plait déjà et vous rappelons que des nouvelles sections et idées seront très bientôt en ligne.
Quant à moi, je remercie les membres de l’équipe Shake The Disease pour leur travail depuis 5 ans maintenant, je remercie aussi Nomads, le nouveau de l’équipe pour sa très grande aide en programmation et évidemment tous les membres qui font vivre cette communauté.
Shake The Disease est aujourd’hui tel que je le vois depuis 2006, bien avant que la création Web & Print devienne mon metier et m’ait permit d’apprendre énormément de cette passion.
Bienvenue, merci à vous tous et bon surf !
”